🎤 Interview de Sarah Buissart – « Les enjeux RH vont bien au-delĂ  du recrutement »

22 avril 2026

1. Des métiers techniques au cœur de la performance

Quels sont les métiers clés chez Peme-Gourdin ?

Chez nous, il n’y a pas de métier secondaire : toute la chaîne compte. Du commercial qui initie le projet, au bureau d’études qui le conçoit, jusqu’aux équipes en atelier qui le réalisent. C’est tout l’intérêt de notre concentration verticale qui nous offre une forte diversité de métiers dans une structure à taille humaine.

Nous avons des collaborateurs présents depuis 20 ou 30 ans, qui sont devenus de véritables experts dans leur domaine. Ce sont des compétences rares, qui se trouvent peu sur le marché.

Chez Peme-Gourdin, l’expertise ne se recrute pas, elle se construit dans le temps.

Quels sont les principaux défis du recrutement dans une PME industrielle comme Peme-Gourdin ?

Comme dans beaucoup d’industries aujourd’hui, les principaux enjeux de recrutement concernent les métiers techniques : usinage, mécano-soudure, maintenance ou encore techniciens spécialisés. Ce sont des savoir-faire exigeants, qui s’acquièrent en grande partie sur le terrain par expérience et qui nécessitent du temps pour atteindre un haut niveau de maîtrise.

Nous faisons également face à des contraintes plus concrètes, comme notre localisation, peu desservie par les transports en commun, ce qui nécessite d’être véhiculé pour accéder à l’usine et qui peut freiner certains candidats, notamment les jeunes profils ou les alternants qui n’ont pas toujours de solution de mobilité.

Nous sommes toutefois dans une dynamique très positive : nous avons recruté une dizaine de personnes sur cette année, pour une entreprise d’environ 80 salariés. Cela montre bien notre capacité à attirer et à nous développer.

Qu’est-ce qui fait la différence pour attirer des talents dans votre secteur ?

Ce qui attire chez Peme-Gourdin, c’est notre capacité à proposer des missions diversifiées. Nous ne sommes pas une usine standardisée : chaque projet est unique, technique, et demande réflexion et adaptation.

Cela attire des profils curieux, passionnés, venant d’horizons industriels très variés. Cette diversité d’expériences et de points de vue est une vraie richesse pour l’entreprise. Elle permet de faire évoluer nos méthodes et d’enrichir nos projets.

Comment rendre ces métiers accessibles à des profils extérieurs à l’industrie ?

Notre activité a un impact direct et essentiel dans la société : nous contribuons à acheminer l’eau, aussi bien pour l’eau potable que pour des usages clés comme l’irrigation.

C’est un métier de niche, mais avec une mission d’intérêt général. Travailler dans l’industrie du pompage, c’est participer concrètement au cycle de l’eau, un enjeu essentiel pour tous.

2. Former pour durer

Comment accompagnez-vous la montée en compétences des collaborateurs ?

La formation interne est au cœur de notre fonctionnement. Chez nous, devenir expert senior prend du temps. Par exemple, certains monteurs ont entre 5 à 10 ans d’expérience avant d’atteindre un niveau d’expertise complet.

L’apprentissage se fait sur le terrain, au contact des autres. C’est un modèle de « compagnonnage Â» basĂ© sur la transmission, la pratique et l’expĂ©rience.

Nous dispensons également les formations obligatoires réglementaires nécessaires à la bonne tenue des postes. Une part importante de ces formations est consacrée à la sécurité, qui constitue un pilier essentiel de notre culture industrielle.

Nous dĂ©ployons Ă©galement des formations non obligatoires dĂ©diĂ©es au dĂ©veloppement des compĂ©tences, que ce soit pour les mĂ©tiers « techniques Â» comme les mĂ©tiers « tertiaire Â» dans le domaine notamment du numĂ©rique et de l’IA.

Quelle place occupe la transmission des savoir-faire ?

Elle est essentielle, notamment dans la gestion de la pyramide des âges de certains métiers. Nous sommes donc dans une logique d’anticipation à long terme.

Concrètement, cela passe par des solutions d’alternance, d’apprentissage et de tutorat. Par exemple, un soudeur proche de la retraite a accompagnĂ© pendant plus de deux ans un jeune en apprentissage, aujourd’hui en CDI. Cette transmission est structurĂ©e et portĂ©e par nos experts eux-mĂŞmes dans cette approche     .

Nous développons également la polyvalence, avec des passerelles entre métiers, pour offrir de vraies évolutions internes. Le rôle des RH ne se limite pas au recrutement : il s’inscrit dans la gestion des parcours, des compétences et des carrières dans la durée.

3. Notre engagement pour les talents de demain

Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération et leurs attentes vis-à-vis de l’entreprise ?

Un regard très positif. Les jeunes apportent une vision nouvelle, notamment sur le digital, les méthodes de travail, mais aussi sur les enjeux environnementaux, qui sont aujourd’hui essentiels pour eux.

Ils recherchent du sens dans leur travail, et sont particulièrement attentifs à l’impact de l’entreprise, à ses engagements et à son rôle vis-à-vis de ses parties prenantes. Travailler dans un secteur comme le nôtre, au cœur des enjeux liés à l’eau et à l’environnement, est un vrai facteur d’attractivité.

Chez Peme-Gourdin, nous sommes fiers de pouvoir leur offrir leurs premières expériences professionnelles, de les accompagner dans leur montée en compétences, et, lorsque c’est possible, de leur proposer une continuité et de s’inscrire dans la durée dans l’entreprise.

Comment Peme-Gourdin attire, fidélise et engage ses collaborateurs au quotidien ?

Nous nous appuyons sur une démarche RSE concrète, ancrée dans le quotidien de l’entreprise. Elle se traduit par des actions simples : favoriser les échanges, créer du lien entre les équipes, proposer un environnement de travail agréable et valoriser notre ancrage local.

Travailler avec des partenaires de proximité, dans un cadre naturel, et contribuer à des projets utiles donne du sens à ce que font les collaborateurs. C’est un levier fort d’engagement, en particulier pour les nouvelles générations, très sensibles à ces enjeux.

4. Son regard personnel

Qu’est-ce qui vous a marquée en passant d’un grand groupe à une PME comme Peme-Gourdin ?

Le changement est très marqué. Dans une PME, le rôle RH est beaucoup plus transversal et varié, plus proche du terrain et des équipes.

On est au cœur des sujets, au contact direct des collaborateurs, avec un impact immédiat. Cela demande de l’agilité, mais c’est aussi beaucoup plus concret et enrichissant au quotidien.

Ce que j’apprécie particulièrement chez Peme Gourdin c’est la possibilité de proposer de nouveaux projets et de nouvelles façons de travailler afin de rendre les actions RH aussi pertinentes que possible pour les collaborateurs, ainsi que la confiance et la liberté accordées par la direction pour laisser place à une vraie part de créativité dans mon métier.

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